Centenaire Citroën, les fourgonnettes

Centenaire Citroën, les fourgonnettes

Les VUL ou véhicules utilitaires légers ne sont pas oubliés par Citroën. Une rétrospective exposée rue de Linois dans le 15e arrondissement de Paris, met en lumière les VU Citroën depuis l’AC4 de 1929 jusqu’au Berlingo 2019 en passant par l’incontournable 2CV.

La rue de Linois accueillait les 14, 15 et 16 juin 2019 le long de ses trottoirs, une exposition gratuite et accessible à tous des modèles emblématiques de la marque aux chevrons. Bien sûr tous n’y sont pas, mais au milieu des VP de nombreux VU sont présents. Des camionnettes telles que le TUB et le Type H, ainsi que ces fourgonnettes arrivées un peu après, dès 1957 pour les silhouettes qu’on connait.

Citroën AC4 de 1929

Commençons pas cette jolie dépanneuse, une Citroën AC4 de 10 cv, plus large, plus basse et plus rapide que la B14 nous dit la publicité. Avant de s’appeler C4, elle fut présentée sous le nom de AC4, AC pour André Citroën et 4 pour 4 cylindres, au salon de l’automobile de Paris à l’automne 1928. Son moteur est un 4 cylindres en ligne monté à l’avant longitudinalement. Cette Citroën AC4 de 1929 est un modèle de la première année de commercialisation. C’est bien sûr une propulsion, la traction est arrivée bien après puisque c’est la Rosalie en 1932 qui succéda à la C4, avant l’arrivée de la fameuse Traction avant en 1934. Ce n’est pas véritablement une fourgonnette mais comme elles, c’est un VP qui sert de base à sa construction ce qui n’est pas le cas d’une camionnette ou d’un camion.

Citroën AC4 modèle 1 de 1929

Citroën AC4 modèle 1 de 1929

Citroën AC4 modèle 1 dépanneuse de 1929

Citroën AC4 modèle 1 dépanneuse de 1929

Moteur 4 cylindres en ligne longitudinal de la Citroën C4

Moteur 4 cylindres en ligne longitudinal de la Citroën C4

Citroën 2V fourgonnette de 1957

Contemporaine du Citroën Type H, la 2CV fourgonnette fut produite de 1951 à 1977. Elle est animée par le moteur boxer de la 2CV familiale, mais c’est surtout la première fourgonnette conçue alors que jusque là il y avait des camions tels que le U23, des camionnettes comme le TUB ou le Type H et des VP pickup. Le Type AU est de 1951 à 1956 et AZU (celle en photo) de 1954 à 1977 avec des motorisations plus puissantes partagées avec la 2CV. Il y en aura environ 650 000 exemplaires auxquels viendront s’ajouter 600 000 des séries AK qui arrivent en 1963 avec le moteur des Ami 6 et une charge utile portée à 350 kg. Les 2CV fourgonnettes série AK ont les portières qui s’ouvrent dans le sens actuel, les phares rectangulaires et les clignotants avant sur les ailes. Pour faire face à la concurrence de la Renault F4, elles évoluent avec le moteur de l’Ami 8 et une charge utile plus importante de 400 kg. La 2CV fourgonnette laissera la place à la Citroën Acadiane relativement peu répandue (250 000 exemplaires) avant l’arrivée de l’incontournable C15.

Citroën 2CV fourgonnette de 1957

Citroën 2CV fourgonnette de 1957

Citroën 2CV fourgonnette avec ses portes battantes vitrées

Citroën 2CV fourgonnette avec ses portes battantes vitrées

Citroën C15 de 2005

Le C15 est une star regrettée des campagnes pour sa capacité à passer dans tous les chemins avec une garde au sol élevée. On peut parler de star avec un volume de près de 1,2 millions d’exemplaires vendus. Le C15 s’appelle comme ceci avec le C de Citroën et 15 pour 1,5 tonne de PTAC, comme c’est le cas de la nomenclature du Citroën C35. Le Citroën C15 a pour base une Visa pour toute la partie avant. Il sort d’abord en essence à l’heure où la Renault F4 est toujours la principale concurrente. En complément du C15 E essence, le C15 D diesel arrive rapidement avec la moteur diesel de la 205. Le train avant de la 205 est également intégré et nécessite des élargisseurs d’ailes en plastique. Celui en photo est un C15D de 2005, dans les derniers sortis puisque le C15 phase 3 tire sa révérence en 2006 après être arrivé au catalogue en 1984, soit 22 ans de carrière.

On voit arriver la possibilité d’une porte latérale coulissante ce que n’avait pas l’Acadiane issue de la Dyane, et d’autres carrosseries comme le plancher cabine vendu tel quel par Citroën pour les carrossiers qui font les aménagements : Gruau, Chausson, Dangel, etc. On verra apparaître avec le C15 pour la première fois, des niveaux de finition ainsi que des séries spéciales très bien équipées alors que jusqu’à présent, seuls les véhicules particuliers profitaient de ces actions commerciales. Il faut se rappeler que la concurrence avec le Renault Express est rude. A la fin 2004, les appellations C15 E et C15 D disparaissent et laissent la place à C15 First comme on le voit sur la porte arrière gauche de celui en photo. Le C15 a été proposé en électrique ou GNV en plus de l’essence et du diesel.

Citroën C15 diesel de 2005 avec les élargisseurs d'ailes en plastique

Citroën C15 diesel de 2005 avec les élargisseurs d’ailes en plastique

Citroën C15 First de 2005

Citroën C15 First de 2005

On aurait sans doute aimé voir une Rosalie 7UA ou 11UA pour faire la jonction entre l’AC4 et la 2CV fourgonnette même si l’écart est immense, l’idée de faire un VU à partir d’un VP est là. Après tout, l’écart que proposait le Type H, et le méconnu TUB avant lui, avec cette même Rosalie est très important lui aussi. Cette exposition rue de Linois fait partie des événements qui commémorent le centenaire de Citroën, André Citroën ayant présenté sa Type A le 4 juin 1919 marquant le lancement officiel de la marque aux chevrons. Le rendez-vous est pris pour le rassemblement du siècle du 19 au 21 juillet 2019 à la Ferté Vidame.

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